DES FEMMES QUI S'EXCITENT A "FEMELLISER" LEUR HOMME

     Avant de vous raconter mes péripéties sexuelles, laissez-moi vous décrire l’environnement social qui marqua mon enfance et ma jeunesse. Come-back de quarante ans. Imaginez la société au moment de la révolution sociale de 68 ainsi que la libération sexuelle qui s’en suivit. Les femmes actuelles qui montrent avec tant de facilité leurs strings et exposent leur nombril percé ne se doutent pas des tabous sexuels de ce temps là.

 

   C’était les débuts du rock en France et le costume trois pièces était le seul vêtement qui habillait les hommes. Aucune minijupe en vu à l’époque. Hors de question pour une femme de découvrir ses genoux, les robes et les jupes descendaient bien en dessous. Quant au string, il restait à inventer. De plus, aucun hyper-marché pour présenter à nos envies masculines des petites culottes de femmes. La lingerie était vendue par des corsetières et la gaine était le sous-vêtement préféré des dames, bien qu'il torturait outrageusement les corps. Il fallait avoir la taille très fine, les seins en pointe et les hanches rebondies. La pilule contraceptive n’existait pas, l’avortement était interdit et une fille mère était la honte de ses parents.

 

     Pas d’éducation sexuelle dans les écoles, cela choquait qu'on parle publiquement de sexe à des enfants. La sexualité se pratiquait donc en cachette et s’apprenait de façon empirique.  Bien que dissimulée, la pédophilie était une pratique courante, les oncles ainsi que les tantes se chargeant discrètement d'initier les ados aux choses du sexe. Mais coté BDSM ou homosexualité, c’était prendre le risque de passer pour un malade ou un obsédé sexuel aux yeux du public.

 

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     Les homos qu'on appelait alors des pédérastes dissimulaient leurs attirances masculines et les plus efféminés évitaient d'onduler des fesses en public s'ils ne voulaient pas se faire insulter voire rosser par les machos. Malmenés par l’opinion publique, leur cas relevait de la maladie et de la Loi. De par un service militaire obligatoire, l'Armée se chargeait de les réorienter dans le droit chemin.

 

     Les hommes ignoraient tout du clitoris des femmes et celles-ci se cachaient du plaisir honteux qu’elles en éprouvaient. La pornographie était ignorée du grand public et mis à part quelques rares photos échangées sous le manteau, pas de revues X et encore moins de films et de cinémas pornos. La télé était en noir et blanc, la vidéo personnelle relevait d’un rêve et Internet de la science fiction. Demandez à vos parents, il fallait attendre 21 ans pour s’émanciper. C’était le début des sixties, on se préparait à aller sur la Lune et la Terre entière pensait que Mars était habité par des petits hommes verts. J'étais un jeune homme plein de fougue et j'avais soif d'aventure. La vie commençait pour moi...


A suivre



Jeu 17 fév 2011 1 commentaire

 

Bonjour,

Autant commencer par le début de votre belle histoire, je ne sais plus si je dois tutoyer ou vouvoyer, d'un côté une éducation et le savoir vivre naturel, de l'autre la connivence de la féminisation qui nous rapproche et mes blogs sur lesquels je me dévoile souvent impudiquement comme les femmes ont la facilité de le faire avec, en général, l'assentiment de la société, pour finir une proximité d'âge, je me rapproche de la cinquantaine.

J'ai connu la période à laquelle vous faite allusion, j'étais certes jeune mais grâce à mes mes sœurs aînées je fus sensible à la société et à l'évolution de ces années-là et de celles qui suivirent.

Connus les première revues X , Lui , Play Boy, les gadgets montrant des femmes dénudées vendus discrètement sous le manteau, les femmes avec bas et PJ mais jupes strictes, les débuts des collants qui rebutaient mon père, les gaines amincissantes, les fonds de robes en satin appelés communément combinaisons, les bas de ma mère qui séchaient sur un étendage, les vacances des années 60 avec les premier flirts de mes sœurs, flirts auxquels naïvement je ne comprenais rien. Les bikinis qui ne me faisaient alors aucun effet, la candeur !

Cordialement.

 

Fétichminouche la bourgeoise - le 04/11/2013 à 18h26

Bien sur que nous pouvons nous tutoyer. Après tout, nos penchants féminins font de nous des complices. Quant à dire que mon histoire est belle, cela n'engage que toi. D'autres personnes pensent que je suis un pervers dans l'âme pour exprimer une sexualité si dérangeante. Il y a beaucoup à dire à ce sujet.

Les sixtees, cela ne nous rajeunit pas... J'ajouterais à ton commentaire l'avénement du monokini, des plages naturistes et de la sublime BB. Et pour finir l'arrivée du string. Quand je pense au mal qu'en disaient les femmes à l'époque : "C'est pour les putes..." alors que nous les hommes, nous adorions ce petit bout de tissu qui ne cachait plus grand chose.

J'enrage sur cette société pudibonde qui bloqua ma sexualité pendant de si longues années. Il m'a fallut du temps pour me libérer du complexe de culpabilité que m'avait inculqué la société. Ah l'éducation, on met du temps pour trouver ses véritables repères. Au vu de l'Histoire, la sagesse voudrait qu'on ne porte jamais de jugement sur la sexualité et principalement sur celle des autres tellement les habitudes changent d'une génération à l'autre.  Par contre, je trouve notre mode de pensée beaucoup plus puritain aujourd'hui qu'il y a 40 ans. Question d'âge peut-être...

Dévoiler ta féminité sur ton blog pourquoi pas si c'est cela qui te stimule. Tu aurais tord de t'en priver.  Moi par contre, je préfère en parler plutôt que m'exposer. Chacun s'exprime à sa façon et qu'importe l'opinion. Le Net est un exutoire merveilleux pour cela...

Amicalement

 

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